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- Quand et pourquoi saisir l’inspection du travail?
- Quels éléments l’inspecteur vérifie lors d’un contrôle?
- Comment se déroule un contrôle et quels pouvoirs a l’agent?
- Quelles suites possibles après un contrôle et quelles sanctions?
- L’employeur peut-il refuser un contrôle?
- Comment contester une décision de l’inspection du travail?
Une visite de l’inspection du travail provoque souvent de l’appréhension chez les dirigeants et les équipes. Vous trouverez ici des explications claires pour mieux comprendre ce qu’attend l’inspecteur, quelles règles s’appliquent et comment préparer vos documents afin de transformer ce contrôle en une opportunité d’amélioration. L’objectif consiste à vous apporter des repères pratiques autour du contrôle de l’inspection du travail et des obligations qui encadrent l’intervention des agents de la DREETS.
Quand et pourquoi saisir l’inspection du travail?
Toute personne employée ou toute entreprise peut prendre contact avec l’unité territoriale de la DREETS compétente. Les salariés, les représentants du personnel et l’employeur disposent d’un accès libre pour poser des questions ou signaler des situations problématiques.
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L’employeur doit afficher dans les locaux accessibles aux salariés les coordonnées de l’inspection du travail ainsi que le nom de l’inspecteur compétent. Cette information facilite le signalement d’un risque ou la demande de conseils en matière de règlement intérieur, de licenciement d’un salarié protégé ou d’autres procédures imposées par la loi.
Plusieurs motifs peuvent déclencher une intervention : une plainte d’un salarié, une alerte du comité social et économique, un contrôle inopiné ou encore une sollicitation volontaire de l’employeur pour obtenir des conseils. Depuis le 12 juin 2023, l’obligation d’informer l’inspecteur en cas d’accident du travail mortel pèse clairement sur l’employeur et le non-respect engage sa responsabilité pénale.
Quels éléments l’inspecteur vérifie lors d’un contrôle?
L’agent vérifie la conformité aux règles du Code du travail et aux accords collectifs applicables. Il s’assure que les affichages obligatoires figurent dans les locaux et que les règles en matière de temps de travail sont respectées.

Lors de la visite, l’inspecteur peut demander à consulter plusieurs documents et éléments de preuve. Voici les principaux points contrôlés :
- les contrats de travail et la justification des CDD ;
- le registre unique du personnel et les fiches de paie ;
- le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ;
- les dispositifs et consignes de sécurité sur le lieu de travail.
En complément, l’inspecteur possède des compétences spécifiques en matière de santé et de protection des salariés. Il intervient sur des sujets sensibles comme la discrimination, le harcèlement ou l’interdiction de fumer dans les locaux. Ces vérifications visent autant la prévention des risques que le respect des droits individuels des travailleurs.
Comment se déroule un contrôle et quels pouvoirs a l’agent?
L’inspecteur est soumis au secret professionnel et doit informer de sa présence sur le site. Il peut entrer dans les locaux sans avertissement préalable et à toute heure, mais il reste habituel que l’agent signale sa visite pour organiser l’accès aux différentes zones.
L’agent dispose d’un droit d’entrée, d’un droit d’accès aux documents et d’un pouvoir d’enquête. Il peut interroger les salariés sur place, seuls ou en présence de témoins, et demander la communication de registres, bulletins de paie, DUERP ou autres pièces obligatoires.
L’inspecteur peut aussi procéder à des prélèvements ou analyses des produits utilisés dans l’entreprise lorsque le contrôle le nécessite. Le contrôle peut s’effectuer en présentiel ou à distance sous la forme d’un contrôle sur pièce, avec transmission de documents et demandes de précisions par écrit.
Quelles suites possibles après un contrôle et quelles sanctions?
Si l’agent juge que l’entreprise respecte la réglementation, il peut ne formuler aucune observation. Dans le cas contraire, il dispose d’une palette d’outils pour faire cesser les manquements constatés et protéger les salariés.

| Mesure | But | Conséquences possibles |
|---|---|---|
| Observation orale ou écrite | Prévenir et conseiller | Aucune sanction directe mais base pour suite éventuelle |
| Mise en demeure | Obliger la mise en conformité dans un délai | Exige correction sous peine d’autres mesures |
| Procès-verbal | Constater une infraction | Preuve pouvant entraîner sanctions pénales ou administratives |
| Arrêt d’activité | Prévenir un danger grave et imminent | Suspension temporaire de travaux ou de l’activité |
| Amende ou avertissement | Pénaliser et dissuader | Sanctions financières ou administratives |
Lorsqu’un risque met la santé ou la vie des salariés en péril, l’inspecteur peut ordonner l’arrêt total ou partiel des travaux concernés. L’agent reste souverain dans l’appréciation des mesures à prendre mais ses décisions font l’objet de voies de recours.
L’employeur peut-il refuser un contrôle?
Refuser l’accès à l’inspection du travail constitue un risque majeur. Le refus d’obtempérer peut être qualifié de délit d’obstacle, et expose alors à des poursuites pénales.
La loi prévoit des sanctions sévères en cas d’obstruction. Les peines encourues comprennent notamment une peine d’emprisonnement pouvant atteindre un an et une amende significative. Face à une visite, la coopération reste la meilleure stratégie pour limiter l’escalade des sanctions.
Comment contester une décision de l’inspection du travail?
Vous disposez de plusieurs voies pour contester une décision administrative. Deux grandes familles de recours existent et s’adaptent selon la nature de la décision et l’urgence.
- Recours administratif : recours gracieux auprès de l’auteur de la décision ou recours hiérarchique auprès du supérieur.
- Recours contentieux : saisine du tribunal administratif pour obtenir l’annulation de la décision.
Le choix de la voie dépendra de vos objectifs et de la rapidité souhaitée. Dans de nombreux cas, le recours gracieux permet d’obtenir des explications ou un réexamen sans engager une procédure longue, tandis que le recours contentieux vise à obtenir une annulation formelle devant le juge administratif.













