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- Combien de jours de congés payés acquiert-on chaque année?
- Qui peut bénéficier de jours supplémentaires et comment sont-ils comptés?
- Qui fixe la période de prise des congés et comment poser ses dates?
- L’employeur peut-il imposer ou modifier les dates de départ en congés?
- Que se passe-t-il si un salarié tombe malade avant ou pendant ses congés?
- Quelles règles encadrent le congé principal, le fractionnement et l’indemnité compensatrice?
- Comment vérifier rapidement vos droits et anticiper vos départs?
La préparation des congés payés impose des choix anticipés et des règles précises afin d’assurer la continuité de l’activité tout en préservant vos droits. Connaître le nombre de jours acquis, la période de prise, les possibilités de report en cas d’arrêt maladie, ainsi que les règles de fractionnement et d’indemnisation permet d’éviter les conflits avec l’employeur. Cet article vous explique de façon pratique et claire les principaux repères sur les congés payés, le décompte des jours, la période de prise, le report des congés et l’indemnité compensatrice.
Combien de jours de congés payés acquiert-on chaque année?
Le Code du travail prévoit que chaque salarié cumule 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif chez le même employeur. Cela correspond, en règle générale, à 30 jours ouvrables par an, soit l’équivalent de cinq semaines de congés payés.
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Certaines entreprises choisissent un décompte en jours ouvrés, ce qui donne alors 25 jours annuels. Des conventions collectives peuvent prévoir des conditions plus favorables selon les secteurs et les accords d’entreprise.
| Format de décompte | Jours acquis par an | Équivalent en semaines |
|---|---|---|
| Jours ouvrables | 30 jours | 5 semaines |
| Jours ouvrés | 25 jours | 5 semaines |
Qui peut bénéficier de jours supplémentaires et comment sont-ils comptés?
Les salariés ayant des enfants à charge peuvent obtenir des jours supplémentaires selon l’âge et la situation. Les règles distinguent les jeunes salariés et ceux âgés d’au moins 21 ans au 30 avril de l’année concernée.
Un enfant est considéré comme à charge s’il vit au foyer et a moins de 15 ans au 30 avril, ou s’il est en situation de handicap quel que soit son âge. Dans les cas prévus, le salarié peut bénéficier de 1 ou 2 jours supplémentaires par enfant selon les conditions stipulées par la loi ou la convention applicable.
Qui fixe la période de prise des congés et comment poser ses dates?
La période de référence pour l’acquisition des congés est généralement déterminée par accord d’entreprise, convention collective ou, à défaut, par la règle légale qui court du 1er juin au 31 mai. Les congés acquis doivent en principe être pris entre le 1er mai et le 31 octobre de chaque année.
L’employeur fixe la période de prise et doit recueillir, le cas échéant, l’avis du comité social et économique. Vous pouvez proposer des dates, mais l’employeur reste compétent pour valider ou refuser en tenant compte des besoins de service.
Une absence non autorisée expose à une sanction disciplinaire. En pratique, un dialogue anticipé facilite l’organisation et réduit les risques de refus ou de modifications de dernière minute.
L’employeur peut-il imposer ou modifier les dates de départ en congés?
L’employeur a le pouvoir d’organiser les départs en congés et d’établir un ordre de départ, notamment en tenant compte de la situation familiale et de l’ancienneté. Ce pouvoir s’exerce dans le cadre des accords collectifs et des règles légales applicables.
La durée maximale du congé principal pris en une fois est limitée à 24 jours ouvrables. L’employeur ne peut pas obliger un salarié à prendre des congés qu’il n’a pas encore acquis.
Si l’employeur souhaite modifier des dates déjà acceptées, il doit respecter le délai fixé par accord d’entreprise ou, à défaut, prévenir au moins un mois avant le départ prévu. Des circonstances exceptionnelles peuvent justifier une modification plus rapprochée.
Que se passe-t-il si un salarié tombe malade avant ou pendant ses congés?
Une maladie empêchant le départ prévu ouvre droit au report des congés non pris dans des conditions renforcées par la réforme récente. La loi adaptée aux obligations européennes autorise désormais l’acquisition et le report des congés en cas d’arrêt maladie.

Le salarié malade pendant ou avant ses congés conserve le droit de reporter les jours non consommés, sous réserve d’avoir informé son employeur et fourni les justificatifs requis. Le délai de report peut être prolongé pour permettre la prise effective des congés.
Quelles règles encadrent le congé principal, le fractionnement et l’indemnité compensatrice?
Le congé principal doit comprendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs sauf dispositions conventionnelles contraires. Cette période est généralement posée entre le 1er mai et le 31 octobre afin de garantir un repos annuel conséquent.
Lorsque le congé principal dépasse 12 jours, le fractionnement est possible selon des règles fixées par accord d’entreprise ou, à défaut, par la loi. Le salarié doit donner son accord pour un fractionnement sauf fermeture de l’établissement.
Le fractionnement peut ouvrir droit à jours supplémentaires selon le nombre de jours pris en dehors de la période légale :
- 2 jours ouvrables supplémentaires si au moins 6 jours sont pris hors période légale
- 1 jour ouvrable supplémentaire si 3 à 5 jours sont pris hors période légale
L’indemnité compensatrice de congés payés est due si des congés acquis n’ont pas pu être pris avant la rupture du contrat. Cette indemnité reste exigible quel que soit le motif de la rupture, y compris en cas de faute lourde.
Comment vérifier rapidement vos droits et anticiper vos départs?
Commencez par consulter votre bulletin de paie et votre accord d’entreprise pour connaître le décompte appliqué et la période de prise. En l’absence d’accord, retenez la période légale et le principe des 2,5 jours ouvrables par mois.
Quelques étapes simples vous aideront à anticiper efficacement
- Vérifier le solde de congés sur le bulletin ou auprès de la RH
- Proposer des dates en fonction des périodes bloquées par l’entreprise
- Conserver les justificatifs en cas d’arrêt maladie pour demander un report














