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- Quelles sont les valeurs récentes de l’ILC ?
- Quel est le mode de calcul actuel de l’ILC et pourquoi a-t-il changé ?
- Qui peut utiliser l’ILC et quelles obligations contractuelles existe-t-il ?
- Comment calculer une révision de loyer à partir de l’ILC ?
- Quels effets pratiques pour les bailleurs et les locataires ?
L’actualité de l’indice des loyers commerciaux (ILC) évolue au rythme des publications de l’Insee et impacte directement la révision des baux commerciaux. Vous trouverez ici un panorama clair des derniers chiffres, une explication accessible du mode de calcul et des indications pratiques pour appliquer l’ILC lors d’une révision de loyer. L’objectif consiste à vous aider à interpréter les chiffres publiés et à anticiper leurs conséquences sur vos contrats.
Quelles sont les valeurs récentes de l’ILC ?
Les derniers trimestres montrent une dynamique contrastée de l’ILC avec des variations annuelles parfois négatives. Le dernier indice publié par l’Insee correspond au 4e trimestre 2025 et confirme une baisse annuelle. L’Insee publiera l’indice du 1er trimestre 2026 à la fin juin 2026, selon son calendrier habituel.
Vous trouverez ci‑dessous une table récapitulative des valeurs trimestrielles et de leur évolution sur un an. Les chiffres couvrent la période récente utile pour la révision des loyers commerciaux et artisanaux. Les données proviennent des séries publiées par l’Insee et reflètent la composition actuelle de l’indice.
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| Période | Valeur ILC | Variation sur 1 an |
|---|---|---|
| 1er trimestre 2026 | Publié en juin 2026 | Publié en juin 2026 |
| 4e trimestre 2025 | 134,62 | – 0,50 % |
| 3e trimestre 2025 | 137,09 | – 0,45 % |
| 2e trimestre 2025 | 136,81 | + 0,07 % |
| 1er trimestre 2025 | 135,87 | + 0,96 % |
| 4e trimestre 2024 | 135,30 | + 2,01 % |
| 3e trimestre 2024 | 137,71 | + 3,03 % |
| 2e trimestre 2024 | 136,72 | + 3,73 % |
| 1er trimestre 2024 | 134,58 | + 4,59 % ou + 3,5 % |
| 4e trimestre 2023 | 132,63 | + 5,22 % ou + 3,5 %* |
| 3e trimestre 2023 | 133,66 | + 5,97 % ou + 3,5 %* |
| 2e trimestre 2023 | 131,81 | + 6,60 % ou + 3,5 %* |
| 1er trimestre 2023 | 128,68 | + 6,69 % ou + 3,5 %* |
| 4e trimestre 2022 | 126,05 | + 6,29 % ou + 3,5 %* |
| 3e trimestre 2022 | 126,13 | + 5,37 % ou + 3,5 %* |
| 2e trimestre 2022 | 123,65 | + 4,43 % ou + 3,5 %* |
| 1er trimestre 2022 | 120,61 | + 3,32 % |
| 4e trimestre 2021 | 118,59 | + 2,42 % |
| 3e trimestre 2021 | 119,70 | + 3,46 % |
| 2e trimestre 2021 | 118,41 | + 2,59 % |
| 1er trimestre 2021 | 116,73 | + 0,43 % |
| 4e trimestre 2020 | 115,79 | – 0,32 % |
| 3e trimestre 2020 | 115,70 | + 0,09 % |
| 2e trimestre 2020 | 115,42 | + 0,18 % |
| 1er trimestre 2020 | 116,23 | + 1,39 % |
| 4e trimestre 2019 | 116,16 | + 1,84 % |
| 3e trimestre 2019 | 115,60 | + 1,90 % |
| 2e trimestre 2019 | 115,21 | + 2,33 % |
| 1er trimestre 2019 | 114,64 | + 2,48 % |
| 4e trimestre 2018 | 114,06 | + 2,45 % |
| 3e trimestre 2018 | 113,45 | + 2,41 % |
| 2e trimestre 2018 | 112,59 | + 2,35 % |
| 1er trimestre 2018 | 111,87 | + 2,20 % |
| 4e trimestre 2017 | 111,33 | + 2,22 % |
| 3e trimestre 2017 | 110,78 | + 2,04 % |
| 2e trimestre 2017 | 110,00 | + 1,48 % |
| 1er trimestre 2017 | 109,46 | + 0,98 % |
| 4e trimestre 2016 | 108,91 | + 0,46 % |
| 3e trimestre 2016 | 108,56 | + 0,17 % |
| 2e trimestre 2016 | 108,40 | + 0,02 % |
| 1er trimestre 2016 | 108,40 | + 0,07 % |
| 4e trimestre 2015 | 108,41 | – 0,06 % |
| 3e trimestre 2015 | 108,38 | – 0,13 % |
| 2e trimestre 2015 | 108,38 | – 0,11 % |
| 1er trimestre 2015 | 108,32 | – 0,17 % |
| 4e trimestre 2014 | 108,47 | + 0,01 % |
| 3e trimestre 2014 | 108,52 | – 0,05 % |
| 2e trimestre 2014 | 108,50 | 0 % |
| 1er trimestre 2014 | 108,50 | – 0,03 % |
| 4e trimestre 2013 | 108,46 | + 0,11 % |
| 3e trimestre 2013 | 108,47 | + 0,28 % |
| 2e trimestre 2013 | 108,50 | + 0,79 % |
| 1er trimestre 2013 | 108,53 | + 1,42 % |
| 4e trimestre 2012 | 108,34 | + 1,94 % |
| 3e trimestre 2012 | 108,17 | + 2,72 % |
| 2e trimestre 2012 | 107,65 | + 3,07 % |
| 1er trimestre 2012 | 107,01 | + 3,25 % |
* Note Les variations affichées avec deux valeurs correspondent à l’application, pour certaines PME, d’un plafonnement forfaitaire de +3,5 % applicable jusqu’au 1er trimestre 2024 inclus.
Quel est le mode de calcul actuel de l’ILC et pourquoi a-t-il changé ?
L’ILC sert à actualiser annuellement le montant du loyer de locaux commerciaux et artisanaux selon une formule publiée par l’Insee. Depuis le décret du 14 mars 2022, l’indice combine l’évolution des prix à la consommation pour 75 % et l’évolution des coûts de la construction pour 25 %. Ce rééquilibrage vise à réduire la sensibilité de l’indice aux variations du chiffre d’affaires du commerce de détail.
Avant cette réforme, la composante liée au chiffre d’affaires pesait pour 25 % et rendait l’indice plus volatil, notamment sous l’effet de la croissance du commerce en ligne. Les pouvoirs publics ont souhaité stabiliser la référence afin d’assurer un cadre plus prévisible pour bailleurs et locataires.
Qui peut utiliser l’ILC et quelles obligations contractuelles existe-t-il ?
L’ILC ne s’applique que si le bail commercial le prévoit explicitement. Locataires inscrits au registre du commerce et des sociétés ainsi que les artisans immatriculés au répertoire des métiers figurent parmi les bénéficiaires possibles. Le choix de l’indice doit apparaître dans le contrat initial ou dans un avenant signé en cours de bail.
La législation encadrant la révision des loyers repose principalement sur les articles L.145-33 à L.145-40 du Code de commerce. L’indexation sur l’ILC demeure alternative à l’indice du coût de la construction et nécessite l’accord des parties. Si vous renégociez un bail, vérifiez la clause d’indexation et mentionnez clairement l’indice retenu afin d’éviter les contestations ultérieures.
Comment calculer une révision de loyer à partir de l’ILC ?
Le calcul classique consiste à multiplier le loyer en cours par le dernier indice publié pour la période de référence puis à diviser par l’indice applicable à la période de base. Cet algorithme simple permet d’obtenir le nouveau montant du loyer révisé. L’exemple suivant illustre la méthode avec des chiffres concrets.
Supposons un loyer actuel de 1 200 € et que l’indice de référence retenu soit celui du 2e trimestre. Si l’indice du dernier 2e trimestre publié vaut 136,81 et que l’indice de référence antérieur était 136,72, le calcul donne un loyer révisé égal à 1 200 × 136,81 ÷ 136,72. Le montant arrondi ressort à 1 200,79 €, soit une hausse très modérée.
- Étape 1 vérifiez la clause d’indexation et la période de référence mentionnée au bail.
- Étape 2 récupérez les indices Insee correspondants pour la période de base et la période courante.
- Étape 3 appliquez la formule et communiquez le nouveau montant au cocontractant selon la procédure contractuelle.
En cas de doute sur l’application ou l’arrondi, une consultation juridique peut s’avérer utile, surtout lorsque des plafonnements ou des conditions particulières figurent dans le contrat.
Quels effets pratiques pour les bailleurs et les locataires ?
Les bailleurs observent l’ILC pour ajuster leurs revenus locatifs et préserver la rentabilité du patrimoine. Les locataires surveillent le même indice afin d’anticiper l’impact des révisions annuelles sur leurs charges d’exploitation. La transparence requise dans la rédaction du bail facilite la prévision pour les deux parties.
Les petites entreprises bénéficient parfois d’un plafonnement historique de la variation annuelle, mentionné dans la réglementation jusqu’en 2024. Ce mécanisme a limité certaines hausses abruptes et contribue encore à la compréhension des variations chiffrées de l’indice.











