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- Quelles nouveautés ont été appliquées dès 2025 concernant l’indemnisation ?
- Comment la convention modifie-t-elle les conditions pour les saisonniers et les primo-entrants ?
- Quel est l’impact du relèvement de l’âge dans la filière senior et de la dégressivité ?
- Comment évolue le calcul de la durée d’indemnisation et la prise en compte des jours non travaillés ?
- Quelles sont les nouvelles règles pour les allocataires qui entreprennent et pour l’ARCE ?
- Quelles conséquences pour les entreprises avec le dispositif bonus-malus ?
- La mensualisation des paiements change quoi pour les allocataires ?
- Tableau récapitulatif des dates et mesures essentielles
- Que prévoit la réforme pour les ruptures conventionnelles et la durée d’indemnisation ?
- Quels ajustements comptables et pratiques devez-vous anticiper ?
Les réformes récentes de l’Assurance chômage ont profondément modifié les droits et les obligations des allocataires et des employeurs, avec des changements mis en place en 2025 et d’autres attendus en 2026. Cet article décrypte la nouvelle convention d’Assurance chômage et ses principales conséquences pratiques sur l’indemnisation, la dégressivité, le bonus-malus, la mensualisation des paiements et les règles spécifiques qui concernent les saisonniers, les primo-entrants et les créateurs d’entreprise. Vous trouverez ici une synthèse claire et actionnable pour comprendre comment ces évolutions influent sur vos droits et vos démarches.
Quelles nouveautés ont été appliquées dès 2025 concernant l’indemnisation ?
La convention entrée en vigueur au 1er janvier 2025 a introduit plusieurs modifications clés. Les règles de calcul et de durée d’indemnisation ont été ajustées pour mieux tenir compte des périodes non travaillées et des profils spécifiques comme les anciens détenus. Les montants et la périodicité des versements ont été recalibrés afin d’harmoniser les pratiques administratives.
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Parmi les mesures importantes, la mensualisation du paiement a changé la façon dont les allocations sont comptabilisées sur l’année. Le passage à une base standard de 30 jours calendaires a réduit le nombre total de jours indemnisés annuellement. Cette réforme a aussi pour effet de stabiliser le montant mensuel perçu par les allocataires.
Comment la convention modifie-t-elle les conditions pour les saisonniers et les primo-entrants ?
Les travailleurs saisonniers entrés sur la liste des demandeurs d’emploi après le 1er avril 2025 doivent justifier d’une durée d’affiliation spécifique pour ouvrir des droits. Le seuil minimal requis a été fixé à 5 mois, soit l’équivalent de 108 jours travaillés ou 758 heures sur la période de référence, ce qui allège légèrement la condition antérieure.
Les primo-entrants bénéficient d’une mesure distincte applicable en 2026. Ces personnes qui n’ont pas touché d’allocations au cours des 20 dernières années voient leur délai nécessaire pour acquérir des droits réduit à 5 mois de travail. Cette condition s’accompagne de périodes de référence variables selon l’âge.
Quel est l’impact du relèvement de l’âge dans la filière senior et de la dégressivité ?
Le relèvement des bornes d’âge pour entrer dans la filière senior a été décalé de deux ans à compter du 1er avril 2025. Les règles qui déterminent la durée maximale d’indemnisation et le maintien des allocations jusqu’à la retraite sont désormais alignées sur l’évolution de l’âge légal de départ à la retraite.
La dégressivité de l’allocation d’aide au retour à l’emploi s’applique toujours aux hauts revenus après plusieurs mois d’indemnisation. Le seuil d’exemption a toutefois été abaissé et les allocations peuvent subir une réduction de 30 % selon la durée d’indemnisation, sans descendre sous un plancher journalier défini.
Cette combinaison de mesures modifie les perspectives pour les allocataires proches de la retraite et les profils à revenus élevés. Vous devez recalculer vos droits selon votre âge et votre historique de salariat pour anticiper l’effet sur votre allocation.
Comment évolue le calcul de la durée d’indemnisation et la prise en compte des jours non travaillés ?
Le mode de calcul prend désormais en compte l’ensemble des jours calendaires de la période de référence, qu’ils aient été travaillés ou non. Un plafond s’applique toutefois au nombre de jours d’inactivité retenus dans le calcul pour éviter une surcompensation lors de longues phases de non-activité.
Depuis le 1er avril 2025, le nombre de jours non travaillés pris en compte ne peut excéder 70 % du nombre de jours travaillés. Ce plafonnement est plus strict que la règle antérieure et peut réduire la durée totale d’indemnisation pour certains parcours professionnels.
Quelles sont les nouvelles règles pour les allocataires qui entreprennent et pour l’ARCE ?
Les allocataires qui créent ou reprennent une entreprise continuent de pouvoir cumuler partiellement leurs revenus professionnels non salariés avec l’ARE, mais le mécanisme a été encadré. Le complément d’allocations est désormais versé mensuellement et plafonné à un pourcentage du reliquat des droits.
Le versement de l’ARCE reste scindé en deux tranches, mais le second paiement exige désormais une condition additionnelle. Le bénéficiaire doit prouver qu’il n’est pas titulaire d’un CDI à temps plein au moment du second versement, ce qui vise à prévenir les doubles statuts rémunérés.
Quelles conséquences pour les entreprises avec le dispositif bonus-malus ?
Le système de modulation du taux de contribution vise à limiter le recours aux contrats précaires. Depuis 2025, les plages minimales et maximales de modulation ont été ajustées et les formules de calcul ont évolué pour plus de granularité. Ces ajustements influent directement sur le coût employeur lié à l’Assurance chômage.
À partir du 1er mars 2026, certains types de ruptures ne sont plus pris en compte dans le calcul du bonus-malus. Les licenciements pour inaptitude non professionnelle et les licenciements pour faute grave ou lourde ont été exclus. Cette exclusion protège les employeurs contre des majorations de contribution liées à des ruptures sans lien avec leur politique de recrutement.
La mensualisation des paiements change quoi pour les allocataires ?
La standardisation du calcul sur une base de 30 jours calendaires a simplifié le suivi administratif des paiements. Les allocataires reçoivent désormais un montant mensuel stable, quelle que soit la longueur du mois civil. Cela réduit les variations de trésorerie d’un mois sur l’autre.
Cette règle conduit toutefois à une indemnisation annuelle légèrement inférieure en nombre de jours indemnisés. Sur une année non bissextile, les allocataires perdent l’équivalent de cinq jours d’indemnisation comparé à l’ancien calcul. Il convient d’anticiper cet effet lors de la planification financière.
Tableau récapitulatif des dates et mesures essentielles
| Période | Mesure | Impact principal |
|---|---|---|
| 1er janvier 2025 | Entrée en vigueur de la convention | Changements généraux de règles d’indemnisation |
| 1er avril 2025 | Seuils pour saisonniers et mensualisation | Affiliation 5 mois pour saisonniers et paiement sur 30 jours |
| 1er mai 2025 | Ajus tement des taux de contribution | Taux patronal fixé à 4 % |
| 1er septembre 2025 | Évolution de la formule bonus-malus | Nouvelle méthode de modulation |
| 1er avril 2026 | Application aux primo-entrants | Droit après 5 mois de travail |
| 1er septembre 2026 | Réduction de la durée pour rupture conventionnelle | Durée maximale revue à 15 mois et 20,5 mois selon l’âge |
Que prévoit la réforme pour les ruptures conventionnelles et la durée d’indemnisation ?
Une disposition inscrite en 2026 change la donne pour les salariés qui quittent par rupture conventionnelle individuelle. À compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est réduite pour ce type de départ. Cette mesure vise à distinguer les conséquences d’un départ négocié de celles d’une perte involontaire d’emploi.
Le nouveau barème prévoit une durée maximale de 15 mois pour les allocataires de moins de 55 ans. Pour les personnes de 55 ans et plus, la durée est limitée à 20,5 mois. Ces durées sont inférieures à celles auparavant applicables et demandent une attention particulière lors des négociations de rupture.
Quels ajustements comptables et pratiques devez-vous anticiper ?
Les changements instaurés touchent autant les allocataires que les employeurs et les conseillers. Il faudra revoir les simulations d’allocations pour tenir compte de la dégressivité, du plafonnement des jours non travaillés et de la mensualisation. Les outils de calcul et les démarches administratives devront être mis à jour pour rester en conformité.
Si vous êtes concerné par une création d’entreprise, une rupture conventionnelle ou un changement de statut, vérifiez vos droits au plus tôt. Des simulations actualisées permettront d’éviter les mauvaises surprises et d’optimiser vos choix professionnels.











